Demain Saint-Nazaire alimente le débat du mandat

L’association créée par David Samzun en 2011 a repris ses travaux en 2017 dans la perspective du prochain municipe. Elle en livre la synthèse au maire candidat et habitants sans exclusivité.

Qui, pourquoi ?
En 2017, Demain Saint-Nazaire, l’association créée en 2011, à l’occasion de la candidature de David Samzun à la mairie a repris ses travaux avec un conseil d’administration renouvelé.
Le 26 juin dernier, l’équipe a remis au maire sortant et candidat la synthèse de près de deux ans (1) « de débats et réflexion des adhérents et Nazairiens qui ont participé à nos deux cafés débats » , résume Frank Horn, principal de collège en retraite, président de Demain Saint-Nazaire depuis deux ans.

Quelle méthode ?
En dix-huit mois, Demain Saint-Nazaire a tenu onze assemblées générales. « En moyenne, elles ont rassemblé 80 des 200 membres. L’ensemble des propositions débattues en AG ont été reformulées fidèlement à la réflexion initiale et regroupées en 13 thématiques. »
L’association qui revendique son indépendance vis-à-vis de l’exécutif local et ne dispose d’aucun « téléphone rouge avec la mairie » , se défend d’avoir « orienté ses réflexions pour faire plaisir, ou proposé une liste au Père Noël avec des projets coûteux pour les deniers publics. »
Son conseil d’administration se déclare d’abord constitué de « passionnés de Saint-Nazaire dont le propos est d’imaginer la ville à horizon de 15 ans. »

Quels constats ?
L’association constate que son regard et ses propositions, notamment sur l’affirmation de l’identité nautique de Saint-Nazaire font parfois écho à des « projets de la municipalité » alors que ses adhérents ne sont pas aux affaires. Elle en déduit qu’elle est en phase avec la vision « d’une ville singulière qui a besoin de se révéler » , remarque Marion Beaudet.
Pour autant, ses propositions ne sont « ni une exclusivité, ni une marque déposée. Si elles inspirent d’autres candidats, pourquoi pas ? Nous ne sommes pas des béni-oui-oui de la mairie. Nous ne nous interdisons pas de jouer le rôle de poil à gratter », enchaînent Caroline Tresse et Florian Blanchard. Demain saint-Nazaire admet, par exemple, que le projet de port de plaisance ne fait pas l’unanimité en son sein.

Quelles propositions ?
L’association a financé, sur ses deniers, un document de synthèse (10 000 exemplaires) distribué aux Nazairiens ou visible sur son site http://www.demainsaintnazaire.fr. Il tient en une carte au recto et les 13 chapitres thématiques au verso.
L’association y recense mesures concrètes et préoccupations plus vastes, comme adhérer au label Territoire zéro chômeur, dédier l’esplanade du Petit-Maroc ouverte et végétalisée à de l’événementiel, relancer le bassin à bateau du Parc paysager, ouvrir un mini-skate park pour les plus petits, soigner les entrées de ville, repenser un plan vélo protégé et cohérent entre le centre-ville, Saint-Marc, L’Immaculée et Méan, transformer l’avenue Léon-Blum en allée des arts, lancer un petit train touristique à énergie verte, mettre en place un marché nocturne aux halles, installer une garderie courte durée, dresser un mur d’escalade sur la base sous-marine, créer un point d’accueil des travailleurs détachés, se réapproprier la place de l’Amérique-Latine, faire de la Soucoupe un espace de spectacles, etc.

Contact. http://www.demainsaintnazaire.fr, http://www.facebook.com/demainsaintnazaire44

(1) Cette démarche associative est indépendante de celle du Parti socialiste, qui a remis un document de 146 propositions au maire.

 

Denis Riou. Ouest France, 8 juillet 2019.

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