compte-rendu de l’AG du 7 novembre 2018

faire place à l’initiative

 

L’assemblée générale du 7 novembre a été un temps d’échange et de travail autour du thème faire place à l’initiative, quatrième et dernier chapitre de la lettre ouverte publiée par l’association en mai 2018. En introduction à nos échanges, nous avions posé quelques réflexions destinées à alimenter les débats.

Nous sommes les héritiers d’une ville dans laquelle le rôle de la puissance publique a toujours été fort. Souvenons-nous que Saint-Nazaire s’est développée grâce à une décision extérieure liée aux nécessités de doter Nantes d’un avant-port et la France d’outils de constructions navales de grandes capacités. Souvenons-nous aussi du fait que, au sortir de la seconde guerre mondiale, la puissance publique a dû prendre en charge, dans tous les sens du terme, la vie quotidienne de la population. Tout cela a généré ici une culture du projet et de l’aménagement public, une force des politiques publiques qui ont permis et permettent encore de grandes réalisations. Il faut aussi reconnaître que cela a parfois généré une forme d’attentisme vis-à-vis de la décision politique. Nous sommes à un tournant de notre histoire, qui voit émerger de toute part des volontés de prises de responsabilités, des demandes d’autonomie dans la conception et la conduite des projets. Notre histoire coopérative, syndicale, mutualiste, associative nous aidera à nous saisir de ces enjeux. Beaucoup reste à faire pour dessiner les contours d’une ville incluante et participative, pour celles et tous ceux qui y sont déjà, comme pour celles et ceux qui vont nous rejoindre.

 

 

Compte-rendu des échanges

Les débats se sont largement focalisés sur les conseils de quartier. Ils révèlent que très peu de personnes connaissent le rôle des conseils de quartier et leur fonctionnement et qu’il manque d’informations auprès du grand public à la fois sur leur organisation et sur leurs travaux. Comment organiser un compte rendu des travaux, connaitre les noms des personnes qui en font partie. D’aucuns soulignent l’utilité de faire usage des panneaux lumineux de la Ville pour informer des sujets travaillés dans les instances.

Certains évoquent l’idée d’en faire un point d’entrée essentiel pour l’ensemble des dispositifs de concertation, de quartier ou thématiques, en complément des démarches faites auprès des acteurs associatifs, du grand public et des partenaires comme ce fut le cas dans les démarches de délibérations cadre tel que pour la jeunesse, la culture, la vie de quartier, la tranquillité etc.

D’autres évoquent le risque de voir les conseils de quartier devenir à leur manière des formes d’institutions un peu lointaines et fermées et regrettent qu’il n’y ait pas une forme d’habitant volontaire référent, par petit quartier, chargé de faire remonter au plus près les soucis de proximité et les regards de voisinages. Une forme plus proche et plus personnalisée, plus informelle, plus proche de la société civile, plus conviviale pour aider la vie de quartier et la remontée / descente des informations.

Cette idée de médiateur par micro quartier, qui remonte informations, par une boite citoyenne à idées, et apporte suivi et réponse via un lieu et une permanence est soulignée par plusieurs groupes, parfois au risque de la méconnaissance du rôle des conseillers municipaux de quartier et des permanences qu’ils tiennent.

Certains notent, lors du bilan croisé entre les groupes de travail, l’absence complète de mention des Maisons de quartier autour de ces débats sur faire place à l’initiative.

Quelques propositions remontent sur l’intérêt de pousser les réflexions sur les notions de budget participatif.

En partant des sujets liés à la concertation, plusieurs groupes soulignent l’enjeu d’engager un travail renforcé en direction des nouveaux arrivants pour favoriser leur intégration en ville et leur apport à l’avenir de la ville.

Toujours en partant de ce même sujet, plusieurs témoignages font état de la difficulté pour les porteurs de projets à se trouver bien accueillis et surtout bien guidés ou remis sur les bons rails s’ils se sont trompés dans leurs premières démarches. Finalement des témoignages qui appellent à plus de bienveillance des élus et du service public, plus d’empathie en direction de celles et ceux qui ont des idées, parfois plus que des projets très structurés. Imaginer une forme de guichet unique, un passage obligé pour tous les porteurs: une porte d’entrée pour les projets éco, une pour les associations, une pour les initiatives citoyennes? Et surtout, une demande très nette sur l’importance de faire retour auprès de ces porteurs et sur le besoin de faire confiance en développant les appels à projets pour laisser place aux initiatives.

Sur les concertations, de manière assez classique sans doute, les témoignages semblent souligner une relativement bonne connaissance des sujets soumis à débat ces derniers mois tout en regrettant de ne pas avoir connaissance assez fine des actions menés. La faute à la com, la faute au manque de curiosité? Éternel débat.

Autour des questions d’outils utiles à la concertation, plusieurs groupes rappellent l’importance d’accompagner les personnes à l’usage du numérique et notamment les plus âgées, qui peuvent vite se trouver perdus face à divers supports de consultations en ligne.

Les échanges sur la question du droit de pétition, question qui avait été soumise à tous les groupes en introduction, au sens du droit donné à des citoyens d’amener le conseil municipal à se saisir ou à débattre d’un sujet a amené plus d’incompréhension. Des doutes sur la pertinence même de ce type d’idée et sur ses conséquences sur les rôles des élus et des associations. Le dispositif parait complexe à organiser et source des débats compte tenu du nombre de questions qu’il y aurait à traiter: qui y accède nazairiens, extérieurs, personnes de nationalité française, européenne, personnes étrangères, jeunes pas encore en âge de voter ? Que rôle du conseiller municipal en amont de cette saisine du conseil ? De fait, la formule est loin de réunir les suffrages. Elle interroge car semble agressive. Elle semble péjorative. A tout le moins, est préférée l’idée d’un droit d’expression.

En filigrane, apparaît aussi un peu l’idée que la concertation est peut être devenue un sujet de mode, mis à toutes les sauces, sur trop de projets et qu’il conviendrait d’en revenir à une forme plus claire et simplifiée de ce qui relève de la responsabilité des élus, en ce qu’ils mettent en œuvre un projet correctement et sincèrement présenté aux habitants lors des élections, et ce qui relève d’un vrai besoin d’échanges car au-delà des grands principes posés dans ces même élections il y aurait besoin de creuser les attentes et les enjeux avec les habitants, les associations, les partenaires.

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