compte-rendu de l’AG du 4 juillet 2018

développer la façade atlantique de la métropole Nantes Saint-Nazaire

 

L’assemblée générale du 4 juillet a été un temps d’échange et de travail autour du thème développer la façade atlantique de la métropole Nantes Saint-Nazaire, second chapitre de la lettre ouverte publiée par l’association en mai 2018. En introduction à nos échanges, nous avions posé quelques réflexions destinées à alimenter les débats.

Saint-Nazaire est au croisement de deux grandes dynamiques et cette configuration originale lui confère des responsabilités particulières. La coopération entre Nantes et Saint-Nazaire reste un enjeu majeur pour notre avenir. A nous de faire vivre encore plus pleinement la relation entre ces deux agglomérations, notamment en termes de transports, de projet pour l’avenir du Grand Port Maritime, de stratégies d’attractivité… En même temps, Saint-Nazaire est aussi au cœur d’un grand espace littoral qui s’étire vers le Golfe du Morbihan autant que vers la côte de la Vendée. Elle n’en est pas la ville centre, mais elle assume et rassemble des fonctions de centralité bien singulières. Avec ses voisines, Saint-Nazaire constitue une forme de métropole littorale, peut-être plus sous la forme d’un archipel que de cercles concentriques, mais une métropole tout de même dans laquelle les questions d’emploi, de déplacement, de rayonnement sont spécifiques et intrinsèquement liées.

 

 

Compte-rendu des échanges

Les échanges en petits groupes ont permis de repérer plusieurs grands sujets de préoccupation, qui devront bien entendu être complétés par de nouveaux échanges.

Il est particulièrement notable que cette préoccupation de faire mieux valoir Saint-Nazaire dans son territoire a été très régulièrement associée à la volonté de promouvoir ce qui est considéré comme les valeurs fondatrices de la ville: solidarité, esprit coopératif et d’initiative, vie associative…

Au gré des échanges ressortent le souhait de favoriser l’émergence des projets coopératifs, et d’en faire une vraie marque de fabrique locale, que ce soit dans l’habitat, dans la consommation, en préservant la dimension sociale de ces projets visant à permettre plus de solidarité et de redistribution dans un monde marchand qui laisse de moins en moins de place aux citoyens, aux usagers, au bénéfice du consommateur voulant juste faire valoir ses droits et ses exigences.

Quelques éléments clés ressortent des débats pour continuer de faire valoir Saint-Nazaire aux côtés des autres communes voisines.

 

En premier lieu la volonté de poursuivre les coopérations intercommunales, en rappelant notamment que les frontières administratives sont peu lisibles par les habitants et que néanmoins des concurrences, notamment sur les questions de l’aménagement commercial et les zones d’activité, ou des manques de complémentarité, notamment sur les réseaux de transports publics, nécessitent des efforts accrus de coopération pour préserver un aménagement équilibré du territoire qui fait la force de notre région. La question des transports, dans le lien routier et ferré avec Nantes, vers presqu’île guérandaise et l’ensemble des territoires voisins apparait comme une forte préoccupation.

Les questions de formation et de recherche, le fait d’être un pôle universitaire est perçu par une grande partie des participants comme un élément très distinguant qui vient clairement qualifier Saint-Nazaire sans soucis de concurrences avec les communes voisines. Dans ce cadre, sont souhaités un renforcement des offres de formation, notamment en lien avec le développement de la filière des énergies marines renouvelables, mais aussi une amélioration des conditions d’accueil des étudiants par exemple dans des formes nouvelles d’internat tels que ceux existant à la Cité Scolaire, notamment pour préserver une accessibilité financière au logement.

En plus de la politique culturelle et du Théâtre Scène nationale, les enjeux de santé sont apparus à plusieurs reprises au gré des débats, pour souligner l’importance de la présence de l’hôpital, comme élément très distinguant et comme signe fort du rôle de Saint-Nazaire dans l’ouest du département. Ces échanges soulignent aussi les préoccupations associées à la situation de celui-ci, à la démographie médicale, au manque de médecins dans les différents quartiers de la ville.

Les enjeux de communication et la volonté de porter plus haut et plus fort les couleurs de Saint-Nazaire sont plusieurs fois cités, considérant que la ville ne se fait pas assez valoir à l’extérieur et qu’elle ne doit pas avoir de scrupules à le faire tant ses atouts et ses spécificités, déjà bien installées en tant que capitale de la construction navale, le justifient. Au plan local, émerge l’idée de créer un réseau d’ambassadeurs amoureux de leur ville et prêts à sa réunir pour porter ses valeurs, accueillir les visiteurs et renforcer la notoriété et l’ouverture de la ville. Plusieurs interrogations s’expriment par ailleurs sur la localisation de l’Office du tourisme, son côté peu chaleureux, considérant que, trop caché, il ne sert pas assez l’attractivité de la ville, y compris pour ses habitants qui ont pourtant encore largement à la découvrir.

Les débats expriment aussi la sensibilité de la question touristique, avec à la fois la volonté de pousser les feux dans ce domaine compte tenu de nos atouts, notamment autour du projet porté par les pilotes de Loire d’un quai d’accueil des paquebots, mais la volonté de rester une ville d’abord à destination de ces habitants : préservation du caractère public des espaces du Petit Maroc, maintien d’une offre commerciale adaptée aux habitants et non priorisée vers les croisiéristes.

Autour de ces enjeux de communication et de valorisation du territoire, plusieurs contributions soulignent l’importance de mieux faire comprendre Saint-Nazaire, riche de nombreux paysages et de nombreuses rives: une rive atlantique, une rive ligérienne, une rive briéronne. L’idée est soulignée que sa géographique, plus riche qu’on peut le croire, nécessite de trouver et valoriser des points hauts, des lieux de destination de promenade et de randonnée, permettant de mieux lire et comprendre l’organisation et le développement de la ville, avec le souci de bien préserver ce qui fait une grande richesse : le côté ouvert et aéré, la valorisation de grandes perspectives paysagères sur la Loire, la Brière ou l’océan.

Autour de cette idée de la compréhension du territoire, de nombreuses remarques viennent souligner l’intérêt d’une réflexion sur les conditions d’accueil de classes de mer, tant pour les enfants de nos écoles, que pour favoriser l’accueil d’enfants d’ailleurs, demain prescripteurs de vacances et de déplacements familiaux. Une satisfecit tout particulier est adressé à l’initiative de faire monter tous les CM2 des écoles nazairiennes sur un bateau pour qu’ils découvrent leur ville depuis la mer.

Une manière sans doute de souligner toutes les richesses et les opportunités, peut-être négligées, qui demandent simplement à être mobilisées pour mieux faire valoir les atouts existants de notre ville, qu’il s’agisse du patrimoine immatériel et social, du patrimoine de nos collections, du patrimoine naturel.