compte-rendu de l’AG du 23 mai 2018

rassembler la ville

 

L’assemblée générale du 23 mai a été un temps d’échange et de travail autour du thème rassembler la ville, premier chapitre de la lettre ouverte publiée par l’association en mai 2018. En introduction à nos échanges, nous avions posé quelques réflexions destinées à alimenter les débats.

Saint-Nazaire a la chance d’être composée de quartiers aux identités fortes et diverses qui représentent, par leurs paysages, leurs histoires, leurs services, autant de pôles de vie. Ils sont des richesses pour la ville et ses habitants. Cette échelle humaine doit être privilégiée dans les réflexions sur les projets d’aménagement. Coté port et côté Brivet à Méan-Penhoët, côté marais et campagne à Prézégat et à l’Immaculée, côté plages de Villès-Martin à Saint-Marc… Saint-Nazaire est riche de cette diversité. Plus encore qu’aujourd’hui, Saint-Nazaire doit pouvoir trouver son art de la place, du faubourg commerçant, du petit marché.

Saint-Nazaire est une ville d’assemblage qui cherche encore parfois son ancrage. La réponse à ce besoin d’ancrage, c’est le centre-ville. Il doit devenir pleinement un lieu d’habitation et de destination, l’espace commun de toutes les Nazairiennes et de tous les Nazairiens. Une ville dont on cherche le centre-ville est un peu comme un bateau sans amarres: il flotte, mais il dérive… Faire du centre-ville de Saint-Nazaire le bien commun de tous ses habitants et de tous ses quartiers c’est d’abord faire en sorte qu’il y ait toujours un motif, une envie de s’y rendre, d’y passer, d’y flâner, de s’y poser… et puis aussi d’y habiter, d’y étudier, d’y travailler.

Saint-Nazaire est aussi une mosaïque sociale, une ville composite et cosmopolite. Vivre ensemble, mieux se comprendre et faire de nos différences une richesse est un défi d’actualité. La taille humaine de Saint-Nazaire est un atout pour tisser des liens entre tous, au-delà des différences.

 

 

Compte-rendu des échanges

Les échanges en petits groupes ont permis de repérer plusieurs grands sujets de préoccupation, qui devront bien entendu être complétés par de nouveaux échanges.

 

La question du centre-ville

  • Elle reste l’enjeu des préoccupations de nombreux membres de l’association, considérant le centre-ville comme un espace et un outil essentiel au rassemblement de la ville, qui se sont exprimées au sein des groupes de travail. Les questions d’animation du centre-ville, avec un soutien marqué à l’implantation des dragons et à la place de fait donnée aux enfants, et celle des logements et des forts besoins de mobilisation sur ceux-ci et sur les cœurs d’ilots qui peuvent vite donner l’image d’une ville dégradée, ressortent comme les principaux sujets de réflexion.
  • Au gré des débat, nombreux sont ceux qui soulignent l’injonction paradoxale entre le besoin de centre-ville, dont tous témoignent en prolongement des travaux de DSN menés depuis 2011, et le besoin de prendre soin des quartiers aux fortes identités. Même interrogations sur la puissance d’attractivité du front de mer, dont l’aménagement reste une évidence pour tous (avec des réserves sur l’aménagement de l’avenue Léon Blum, jugée trop vide), et les difficultés que cette attractivité peut poser à l’égard du centre-ville, notamment en termes de balades et de déambulation. Comment trouver le nécessaire équilibre, comment favoriser les liaisons et les parcours?

 

Les questions de déplacement

  • D’une manière générale, ressort l’idée que nous sommes arrivés aujourd’hui à un bon compromis entre les modes de déplacement, d’où des positions réservées quant à l’idée de faire par exemple du centre-ville une grande zone piétonne. En revanche, sont soulignés le besoin de favoriser plus de circulation douce au sein de la ville et entre la ville et la campagne qui l’environne.
  • La reconnaissance forte de l’impact de Vélycéo, à la fois sur le service rendu mais aussi sur l’image globale de la ville.
  • Des échanges nombreux ont souligné les difficultés de lecture de l’accès au centre-ville et le manque de connaissance sur le déploiement du Plan vélo, dont certains considèrent qu’il se déploie par petits bouts sans que l’on mesure toujours bien la cohérence d’ensemble.

 

Saint-Nazaire, ville des enfants

  • Plusieurs interventions soulignent l’importance de la place de l’enfant dans cet enjeu du rassemblement de la ville : au travers de la vie quotidienne dans les parcs et espaces de jeux pour soutenir la vie de quartier, mais aussi dans les temps de rassemblement/événements plus importants.

 

L’envie que Saint-Nazaire continue de se dévoiler à elle-même et aux visiteurs

  • Travailler sur la valorisation des personnalités historiques de la ville, sur la valorisation du patrimoine.
  • Poursuivre le soutien à la vie associative, aux maisons de quartier considérées comme une spécificité historique de la ville, marque de fabrique d’une ville populaire et solidaire. Au-delà de la question des moyens, il est demandé plus de considération, plus de bienveillance, plus de «terrains de jeux» en pour les porteurs de projets. Une ville peut-être plus accompagnante que faisante.
  • En même temps, est souligné le fait que beaucoup d’actions associatives existent, au risque de l’épuisement des bénévoles ou de la concurrence entre les projets et que le monde associatif aurait besoin de travailler sur cette meilleure connaissance en son sein. La question de l’éparpillement des vide-greniers est par exemple soulevée.
  • Ce rassemblement de la ville passe aussi sans doute par la poursuite de la révélation des grands espaces publics qui permettent à tout le monde venir se promener, ou se rassembler pour des événements. Front de mer, Rives du Brivet. A quand le tour du Bois Joalland? de la Place François Blancho? Comment faire pour faciliter la perception de la rive briéronne de la ville?
  • Plusieurs adhérents, nouveaux arrivants, soulignent le besoin d’améliorer l’accueil des salariés et jeunes familles arrivant sur le territoire.

 

Saint-Nazaire ville cosmopolite

  • Plusieurs échanges soulignent l’enjeu et l’opportunité d’une meilleure valorisation de cette situation très particulière de Saint-Nazaire qui accueille sur son territoire nombre de nationalités. Une volonté claire de revendiquer cette situation, cette ouverture (liée aussi à la situation de ville portuaire). Premiers débats sur la manière de favoriser plus de liens et d’échanges et de revendiquer cette curiosité de l’autre et cette ouverture.

 

Saint-Nazaire et la mer

  • De nombreuses contributions et demandes s’expriment sur ce sujet, pour demander plus de moyens d’accès à l’eau et la poursuite de la valorisation du littoral considérant que cet espace exceptionnel et son aménagement plébiscité sont des outils puissants du rassemblement de la ville. L’enjeu de l’accès à l’eau (cales, pontons…) pour la pratique nautique est souligné, ainsi que l’envie de réfléchir aux conditions de mise en œuvre d’une piscine d’eau de mer.